lundi 24 décembre 2012

Bonnes fêtes à Toutes et à Tous !

Ça y est !

Les jours rallongent dans l'hémisphère Nord,
tandis que l'été austral accueille les vacanciers du Grand Sud.


Partout, l'occasion de se retrouver, qui en famille, qui parmi ses amis.

Mais ne restez pas seule ou seul.
Vous trouverez toujours autour de vous quelqu'un pour partager un moment ensemble.
Et si vous nous lisez, notre pensée va aussi vers vous.


En bonus, cette belle image de la Terre photographiée depuis Hubble :


Source :
ftp://eol.jsc.nasa.gov/ISD_highres_STS103_STS103-734-59_3.JPG


La photo originale de la Nasa a été analysée à l'aide de filtres privilégiant certaines longueurs d'onde afin d'en maximiser le rendu.

STS-103 était une mission desservant le télescope spatial Hubble au moyen de la navette Discovery. Elle fut lancée depuis le Kennedy Space Center, Floride,
le 19 Décembre 1999 puis revint le 27 Décembre 1999.





Quelques nouvelles de l'équipe "Air Pur des Vosges" :

L'activité est intense en ce moment, dans le groupe de travail autour des énergies propres (soleil, air comprimé notamment) pour l'habitat et le transport.
Dans quelques usines de l'Est de la France, mais aussi dans le Sud méditerranéen, des ingénieurs et des techniciens poursuivent les réalisations en cours.

L'un d'elles concerne les serres agricoles, en réduisant leurs factures de chauffage et en participant à l'éviction des OGM frelatés.
Contribuant ainsi à limiter notre dépendance aux énergies fossiles,
et partant ... à sortir de la >> crise << des banquiers.


Elle est pas belle, la vie ?



Nos amis d'"Air Pur de Bretagne" ont fait un énorme travail ces derniers temps.
Et leurs idées sont désormais au pouvoir.

À suivre !

Bonnes fêtes à Toutes et à Tous !





mercredi 21 novembre 2012

Air Pur de Bretagne - Le Site !



Annoncé par notre ami Didier Grimonprez*,

www.airpurdebretagne.fr , le site !

Des tas d'idées géniales et un dynamisme à tout épreuve !



Nos chaleureuses félicitations à Michel Costelle et à tout l'équipe qu'il a rassemblée autour de ce grand vent d'Ouest !!

Et bonne lecture à tous ...




Source :

*




http://users.telenet.be/sarahgrimonprez/didier/aircars/html/actueelFR.html

mercredi 14 novembre 2012

Maladie professionnelle liée au bitume reconnue : Eurovia condamnée - confirmé par la Cour d'appel

Le "modèle" social Chinois tue sa propre population à un rythme encouragé par les professionnelles de la "rentabilité financière".
Cela est devenu une banalité.


Des étudiants chinois habillés en ouvriers de Foxconn protestent contre les conditions de travail chez le sous-traitant d'Apple, le 7 mai 2011 à Hong-Kong (CHEUNG/SIPA).

À ce titre, les accidents du travail dans ce pays sont dont considérés comme un dommage "collatéral" par les zélateurs de l'ultra-libéralisme, ...
... qui omettent soigneusement de publier que leur capitalisme n'a plus rien à voir ni avec "la main invisible du marché" si chère à Adam Smith, ni avec la précieuse éthique humaniste que cet économiste philosophe recommandait de ne jamais abandonner.

Or le modèle économique aux "vertus" théorisées par Milton Friedman et son "école" de Chicago n'a de capitalisme que le nom, et repose en fait sur un assistanat érigé en système institutionnalisé. Des Banksters comme Goldmann-Sachs et d'autres prospèrent là-dessus et nul n'ignore aujourd'hui comment sont désignés certains présidents de pays européens, autrefois élus par leur population.
La stratégie du choc est passée par là en culpabilisant les citoyennes et citoyens de nos États, en assénant le sens "inéluctable" de cette nouvelle forme d'asservissement.



 Milton Friedman débat Naomi Klein par jaar2000  



La compétition financière a ainsi tué la compétition économique "libre et non faussée", sous la pression des lobbies financiers, prospérant sans vergogne comme auprès de la Commission européenne à Bruxelles.
Dans pareil contexte, l'accident du travail est alors expliqué comme une simple variable d'ajustement, au même titre que le nombre de chômeurs dont l'indicateur N.A.I.R.U continue d'être publié par la banque de France pour sa principale utilisation par les traders.


© Stéphane Klein-Fedephoto


Mais faut-il accepter ce genre de diktat, et laisser se reproduire ce "modèle" social Chinois en France et Europe ?

Or il semble que certains îlots de résistance ont réussi à se constituer, à l'instar de certain village Gaulois qui ne s'en laisse pas conter :-)




La cour d'appel de Lyon a reconnu mardi la société de travaux publics Eurovia (groupe Vinci) coupable de "faute inexcusable" après la mort d'un ouvrier du bitume, en 2008, d'un cancer de la peau, confirmant ainsi une première en France.

La cour d'appel de Lyon a reconnu mardi la société de travaux publics Eurovia (groupe Vinci) coupable de "faute inexcusable" après la mort d'un ouvrier du bitume, en 2008, d'un cancer de la peau, confirmant ainsi une première en France.

Cet arrêt "établit qu'il existe un lien de causalité entre le cancer de la peau et l'activité professionnelle de M. Andrade. La maladie professionnelle liée au bitume est ainsi reconnue", s'est félicité la défense de la famille de la victime.







L’entreprise de travaux publics Eurovia (groupe Vinci) a été condamnée pour faute inexcusable par la Cour d’appel de Lyon, le 13 novembre, dans le cadre du procès dit « du bitume ». Les juges pointent en particulier l’insuffisance des protections du salarié face au risque UV.
Coup dur pour Eurovia. La Cour d’appel de Lyon a condamné, le 13 novembre, l’entreprise de travaux publics pour faute inexcusable dans l’affaire dite « du bitume » qui l’oppose à la famille de Francisco Andrade Serrano, un de ses ouvriers routiers décédé en 2008 d’un cancer de la peau. Cet arrêt établit un lien entre la maladie qui a emporté la victime et son activité professionnelle chez Eurovia.
Selon les juges d’appel, l’employeur ne justifie pas avoir muni l’intéressé de protections des yeux ou d’écrans de protection faciale, de combinaisons de travail, alors qu’il était fréquemment exposé à l’action conjuguée du soleil, « premier facteur causal de tous les cancers de la peau », qui « ne peut être limité à un risque environnemental et personnel », et « d’un produit potentiellement dangereux qu’il était chargé d’épandre ». L’employeur, qui avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé son salarié, n’a pas, aux yeux de la Cour, pris les mesures nécessaires pour l’en préserver.
« La Cour établit un lien de causalité directe entre la maladie de monsieur Serrano et son activité professionnelle, se félicite Jean-Jacques Rinck, avocat de la famille de la victime. Cette décision met sur la place publique un scandale sanitaire. De quoi casser l’indifférence qui touche le secteur routier du BTP vis-à-vis de la santé au travail. »

Cette décision n'entend pas faire le procès "ni du goudron ni du bitume"


Ce litige « n’est pas le procès en général ni du goudron, ni du bitume, ni de leurs composants, ni des entreprises de travaux publics en général», prend toutefois soin de préciser la Cour d’appel. Pas question ainsi, pour les juges, de trancher « sur les conflits d’experts concernant le risque de cancers pouvant affecter les salariés en général confrontés à des produits différents ».
« A aucun moment la Cour d’appel n’associe bitume et cancer : elle n’évoque que le caractère irritant des enrobés, plaide de son côté Franck Dremaux, avocat d’Eurovia. Selon les juges d’appel, le soleil ne peut être limité à un risque environnemental et personnel. C’est une première en France. »
Les dommages-intérêts à verser à la famille de la victime s’élèvent par ailleurs à 155 000 euros. Eurovia prend acte de la décision des juges d’appel de Lyon, et examine l’opportunité de former un pourvoi en cassation, dans un délai de deux mois.
Cette décision devrait en tout cas interpeller les employeurs du secteur. 

FOCUS

Résumé des grands temps de l'affaire
En mai 2010, le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Bourg-en-Bresse condamne Eurovia pour faute inexcusable suite au décès de son salarié, Francisco Andrade Serrano, d'un cancer de la peau. Selon les juges de première instance, l’employeur  « aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé » le salarié, du fait de la « co-exposition » aux rayons ultraviolets et au bitume. Eurovia ayant attaqué cette décision, une première audience se tient en mars 2011 devant les juges d’appel de Lyon. Mais ces derniers diffèrent leur décision et demandent, pour se prononcer sur l’origine du cancer, l’avis d’un deuxième comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP). Dans cette affaire, la Caisse primaire d’assurance maladie avait initialement saisi celui de Lyon. Les experts du CRRMP de Dijon ont ainsi rendu leurs avis en novembre 2011.





Caroline Gitton | Source LE MONITEUR.FR




  

Bien sûr, toute analogie avec l'amiante, ses multiples procès, ou encore la laine de verre ou la laine de roche - dont la nocivité reste cachée - n'est pas interdite !!






Sources :

Procés du bitume : Eurovia condamnée en appel pour faute inexcusable
par Caroline Gitton | 13/11/2012 | 18:20 | Social
http://www.lemoniteur.fr/175-social/article/actualite/19426040-proces-du-bitume-eurovia-condamnee-en-appel-pour-faute-inexcusable


Apple et la Chine :
derrière l'image de marque, le scandale des conditions de travail 
Modifié le 02-04-2012 à 19h53
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/516888-apple-et-la-chine-derriere-l-image-de-marque-le-scandale-des-conditions-de-travail.html


Cancer du bitume: la "faute inexcusable" d'Eurovia confirmée en appel à Lyon
AFP - Publié le 13/11/2012 à 13:59
http://www.lepoint.fr/societe/cancer-du-bitume-la-faute-inexcusable-d-eurovia-confirmee-en-appel-a-lyon-13-11-2012-1528465_23.php

Milton Friedman débat Naomi Klein - Vidéo Dailymotion



mercredi 31 octobre 2012

90.067 visites du blog "Air Pur des Vosges" au 31.10.2012 !


+ de 90.000 visites et une apparente faible activité de communication ?



Et pourtant ...

Afin de comprendre où travaille une partie de l'équipe en ce moment,
suivez le lien et donnez votre avis :)

http://www.me-dev-handy-ludic-sensoriel.eu/


Un grand merci à Estelle, 11 ans, pour sa contribution au déroulement de ce projet de progrès social :

http://www.me-dev-handy-ludic-sensoriel.eu/stand-me-developpement-au-salon-autonomic/#more-1

samedi 15 septembre 2012

« L'Environnement, ça commence à bien faire » - Normal ??



La ministre de l'Ecologie anime jusqu'à ce Samedi la conférence environnementale.
Un rendez-vous en forme de grand oral pour Delphine Batho,
qui peine encore à convaincre de son engagement écologiste.


Une conférence hantée par le «Grenelle»



« L'Environnement, ça commence à bien faire »
Normal ??

Une entreprise qui peut allégrement polluer sans qu’aucun compte ne lui soit demandé est-elle en situation de « concurrence libre et non faussée » avec une de nos entreprises qui respecte des normes qui pourront permettre (espérons-le …) à nos enfants de vivre sur une Terre encore habitable ?
Non !!!



« Le prédateur déteste le rempart, la proie aime bien »
Régis Debray, "Eloge des frontières", Page76


Les ennemis du protectionnisme justifient le plus souvent leurs positions libre-échangistes en arguant que le protectionnisme conduirait nos entreprises à ne pouvoir vivre que sur le marché national, entrainant alors un fort déficit commercial(puisque nous devrons continuer à importer, notamment les matières premières énergétiques) et finalement une forte dépression économique.
Mais cela n’est pas du protectionnisme.Cela s’appelle l’autarcie.
Et les libre-échangistes le savent très bien.Ils utilisent cet argument de sophiste pour tromper le public.
Le protectionnisme ne consiste pas à transformer les frontières en murs infranchissables. Pour reprendre Régis Debray :«  Le mur interdit le passage ; la frontière régule.Dire d’une frontière qu’elle est une passoire, c’est lui rendre son dû : elle est là pour filtrer ».
Ainsi, le protectionnisme ne consiste qu’à exiger un simple principe de réciprocité :si vous ne respectez pas les mêmes principes sociaux et environnementaux que nous, alors nous mettrons en place un tamis afin que vos exportations ne viennent pas détruire ce que nous avons construit en termes de protections sociales et environnementales. 






Au discours prononcé, nous attendons des réponses pragmatiques, mais concrètes :


"La science n'est pas un sujet de division, la science, ce sont des faits incontestables qui nous permettent ensuite de faire des choix, à condition que l'expertise soit plurielle, indépendante, contradictoire.

Et les citoyens doivent toujours conserver le dernier mot, c'est le sens même de la démocratie. En ultime ressort, la décision revient au suffrage universel."


Déclaration du Président de la République à l'occasion de la Conférence environnementale








Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs,
Mesdames, Messieurs les représentants de grandes associations, des organisations syndicales de notre pays, des employeurs, des présidents de collectivités,
Nous sommes rassemblés pour cette conférence environnementale et j'avais souhaité qu'elle puisse s'ouvrir ici, au Palais d'Iéna, là où s'était également réunie il y a deux mois, la conférence sociale.
C'est une nouvelle occasion de parler à cette tribune, de saluer le Conseil économique, social et environnemental pour son rôle, pour la qualité de ses travaux et je prends même mes habitudes en venant m'exprimer, ici, régulièrement. Je n'en abuserai point. Mais c'est surtout une nouvelle démonstration, à travers cette conférence, de la méthode qui est celle du gouvernement de Jean-Marc AYRAULT : dialoguer pour décider, prendre les sujets les plus difficiles pour chercher des solutions pertinentes, faire participer tous les acteurs. Ils sont là pour porter ensemble un changement durable. Car les défis ne se divisent pas ; ils ne se hiérarchisent pas ; ils doivent être affrontés et surmontés ensemble. Les crises ne se séparent pas ; la crise écologique ce n'est pas une crise de plus, elle est dans la crise globale qui se décline sur tous les terrains, dans tous les domaines : économique, social, sanitaire.
La conférence environnementale et la conférence sociale sont donc complémentaires. Il s'agit de mettre la France en capacité de porter un nouveau modèle de développement. La conférence d'aujourd'hui n'est pas la reproduction, sous une autre forme, un autre mot, du Grenelle de l'Environnement, dont je salue les acquis et le travail de ceux qui y ont contribué. Cette formule a eu des mérites incontestables : la concertation à 5, qui a été fructueuse ; la prise de conscience de l'urgence environnementale qui a conduit au vote de deux lois. Mais en même temps le Grenelle a atteint ses limites, certains engagements ont été traduits dans les faits, d'autres ont été oubliés, et les moyens financiers n'ont pas été à la hauteur des objectifs annoncés. Surtout, l'ambition initiale a été perdue au fil du temps et une nouvelle fois l'économie a été opposée à l'écologie.
Je suggère donc de faire autrement. Et dans la démarche qui est proposée, et dans les résultats, nous devrons faire la démonstration que la conférence environnementale a été le meilleur chemin pour conduire à l'excellence environnementale.
La conférence sera un rendez-vous annuel, elle permettra à chacun de mesurer les progrès réalisés durant la durée du quinquennat. Elle sera aussi une façon d'ajuster les moyens aux objectifs. Tous les territoires seront associés à la conception et à la mise en œuvre de la transition écologique. La concertation sera ouverte aux Parlementaires parce qu'au bout de la démarche, il y a le vote de la loi. Il s'agira enfin pour le Premier ministre, à travers la feuille de route qu'il présentera au terme de cette conférence, de s'engager sur des priorités, sur des moyens et sur un calendrier. Et à vous chaque année d'en faire l'évaluation.
L'enjeu, celui qui nous rassemble, c'est de faire de la France la Nation de l'excellence environnementale. C'est un impératif pour la planète. Comment admettre la dégradation continue des ressources et du patrimoine naturel du monde, comment ne pas voir les effets du réchauffement climatique qui n'est pas une opinion ou une hypothèse, mais un fait scientifique ? Comment ne pas comprendre que le creusement des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres constitue à l'échelle du monde un risque majeur ? Comment rester impassible face aux atteintes irréversibles à la biodiversité ? Comment laisser croître notre dette écologique envers les autres ? La question se résume finalement ainsi : serons-nous solidaires des générations à venir ou trop cupides, trop avides pour laisser à nos enfants un fardeau encore alourdi du poids de nos égoïsmes ?
Cette prise de conscience nous oblige au plus haut sommet de l'Etat, et la France va construire durant les cinq prochaines années une diplomatie environnementale car il y a urgence. Il y a urgence parce qu'il y a eu recul. Des engagements de réduction des émissions de CO2 avaient été pris à Rio il y a vingt ans ; le protocole de Kyoto pour la période 2008-2012 avait marqué une avancée majeure. Mais depuis, aucun accord international n'est venu prendre le relai de Kyoto. Ni Copenhague en 2009, ni Cancun en 2010, pas davantage Durban en 2011 n'ont permis d'avancées décisives susceptibles de limiter l'augmentation de la température à deux degrés à la fin du siècle.
Et même si le dernier sommet de Rio plus 20, auquel j'ai tenu à participer au nom de la France, a permis des progrès sur la reconnaissance de la société civile, donc des acteurs, en matière d'environnement, pour qu'ils puissent être davantage représentés dans les enceintes internationales, convenons que la déclaration finale a été une déception. Même la création de l'Agence mondiale pour l'environnement qui est une volonté portée par plusieurs Etats a été repoussée. A la grande déception de l'Afrique qui attendait que le siège de cette Agence puisse être décidé dans ce continent d'avenir.
Notre prochain objectif doit donc être de parvenir à un accord global sur le climat en 2015. La France s'investira pleinement pour la réussite de ce rendez-vous. Et pour marquer ma volonté d'aboutir, j'annonce que notre pays, est disponible pour accueillir la conférence, ici, à Paris.
D'ici là, il y a l'échéance de Doha en décembre prochain. L'Europe y confirmera les engagements pris en 2008 dans ce que l'on appelle le paquet « énergie climat ». Vous connaissez nos objectifs, réduire à l'horizon 2020 les émissions de gaz à effet de serre de 20% ; porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie et réduire la même consommation d'énergie de 20%. La France prendra toute sa part de l'effort collectif qui permettra de respecter ces objectifs. Et même, nous devons être capables de les dépasser. Je suis prêt à aller plus loin. Une stratégie ambitieuse sur un objectif de réduction de 40% en 2030 puis de 60% en 2040, telle est la position que je défendrai dans le cadre des prochaines discussions au sein des instances européennes.
Le volontarisme n'empêche pas la lucidité. Je connais les risques de délocalisation des productions. Je sais la concurrence déloyale qu'un certain nombre de pays ne respectant pas les normes environnementales infligent à notre industrie. Je sais aussi que beaucoup de pays, quoi qu'ils en disent, ne prennent pas les engagements sur les émissions de CO2. Et en même temps il ne peut pas être question de choisir entre la compétitivité de nos entreprises et la lutte contre le réchauffement. C'est pourquoi, je proposerai à nos partenaires commerciaux et à nos partenaires d'abord européens d'introduire un mécanisme d'inclusion carbone pour les secteurs les plus exposés à la concurrence internationale.
Ne confondons pas protectionnisme avec la protection de la planète. Ce serait quand même un comble d'être ouvert à tous les produits du monde et de ne pas imposer, dans le cadre de cette liberté des échanges, des normes environnementales, d'ailleurs, qui peuvent être complétées par des normes sociales.
Le nouvel ordre commercial que nous devons construire doit être aussi un nouvel ordre écologique. Mais c'est en France que nous devons être exemplaires. D'abord en insufflant un nouvel état d'esprit. Accepter le constat de la fragilité de notre planète, de ses éco systèmes, de sa biodiversité, c'est admettre l'idée que le progrès de l'humanité, à l'heure de la mondialisation, ne peut se concevoir sur les schémas nés de l'ère industrielle du siècle dernier.
L'avenir, l'avenir économique, l'avenir productif appartient aux Nations qui l'auront compris. C'est pourquoi l'exigence environnementale est à la fois une obligation, une volonté, et en même temps, un atout pour l'emploi.
Elle recèle des opportunités à saisir : l'économie verte, l'économie sociale et solidaire, le développement des écotechnologies sont déjà créatrices d'activité. La France possède en plus des compétences considérables dans la plupart des filières : les énergies marines, le solaire, la géothermie, la biomasse. La France peut en plus compter sur un réseau de PME dynamiques et des groupes énergétiques de dimension internationale.
A nous de faire que la lutte contre le réchauffement climatique soit non seulement une cause planétaire, européenne, nationale, mais le levier d'un nouveau modèle de croissance à la fois intelligent, durable et solidaire. La France, et j'en prends ici l'engagement, se mobilisera dans la transition énergétique. Voilà le cap, la transition.
Cette stratégie elle est fondée sur deux principes : l'efficacité énergique d'une part, et la priorité donnée aux énergies renouvelables d'autre part. Les économies d'énergie représentent la moitié au moins du chemin à parcourir vers une société sobre en carbone à l'horizon 2050.
Ce qui exige de repenser l'organisation de nos villes -- et c'est pourquoi les élus doivent être associés à cette perspective -- nos façons de nous déplacer, nos manières de consommer et de produire. Cette mutation ne va pas de soi, car elle touchera à nos habitudes, à nos usages quotidiens, à nos modes de vie, mais elle peut être aussi un facteur de mobilisation citoyenne, d'engagement générationnel, d'esprit de responsabilité.
Elle peut être aussi un nouveau défi productif. La transition, elle fait appel à des valeurs d'initiative, de solidarité, d'innovation qui modifient bien plus que des comportements individuels car elles définissent des choix collectifs autour de la priorité à la génération qui arrive, à la jeunesse. C'est une ligne d'horizon pour un pays comme le nôtre qui cherche parfois où est son chemin, qui s'interroge sur le sens, qui doute de lui-même et en même temps sait qu'il a des atouts en son sein pour lui permettre de réussir.
Faut-il encore donner aux consommateurs, aux producteurs les bonnes informations. Lui adresser les bons signaux. Susciter chez eux les bons arbitrages. Les tarifs publics comme les prix privés doivent refléter la rareté, le coût social et environnemental du service rendu ou de la marchandise consommée. C'est l'un des objectifs de la proposition de loi qui a été déposée par le député François BROTTES, bientôt en discussion à l'Assemblée nationale, sur les tarifs de l'énergie. Inciter par une modulation des tarifs à des comportements plus sobres.
Mais cette réforme structurelle a aussi une finalité sociale. Je mesure chaque jour l'ampleur de ce qu'on appelle la précarité énergétique, les ménages les plus défavorisés sont ceux aussi qui vivent dans les 4 millions de logements qui sont les plus consommateurs, ce qu'on appelle « les passoires thermiques » et qui dépensent donc, ces ménages, le plus dans un budget déjà restreint, pour se chauffer. C'est pourquoi le mal-logement est une double peine puisqu'au confort insuffisant s'ajoutent des charges insupportables. La rénovation thermique des logements sera l'une des grandes priorités de mon quinquennat.
L'objectif est de mettre aux normes énergétiques un million de logements par an, en nous concentrant sur les quatre millions de logements anciens qui sont les plus mal isolés. Les trois quart du parc sont composés de maisons individuelles ou de bâtiments de moins de dix logements, ce qui revient à dire que le marché de la rénovation thermique sera constitué de petits chantiers qui feront appel aux compétences de nos artisans et de nos PME. Il s'agit d'emplois non délocalisables et qui devraient se compter en dizaines de milliers.
Dans cette perspective, je demande au gouvernement de simplifier les dispositifs, de clarifier les démarches pour les propriétaires, et de mobiliser les opérateurs, l'ADEME, l'ANAH, et enfin de dégager de nouveaux financements.
Le doublement des plafonds du Livret A et du Livret de Développement Durable permettra de mobiliser ces ressources en faveur des actions de rénovation thermique et notamment du logement social.
Le produit de la mise aux enchères des quotas d'émissions de CO2 viendra renforcer les aides au bénéfice des propriétaires les plus modestes. Enfin, je souhaite que les mécanismes à destination du logement privé, crédit d'impôt développement durable, prêt à taux zéro, soient spécialisés dans les rénovations lourdes.
Cette nouvelle donne ne sera possible que si les producteurs et les distributeurs d'énergie sont associés à tous ces chantiers et que si un nouveau système de financement est mis en place pour décharger les propriétaires de l'avance des frais. Sur l'ensemble de ces sujets, il faut aller vite, et là encore le gouvernement proposera un dispositif applicable pour le début de l'année 2013. Parallèlement, la directive sur l'efficacité énergétique, qui a été adoptée le 2 juillet, sera transposée sans délai par le Parlement.
La transition énergétique, c'est la sobriété, mais c'est aussi la diversification des sources de production et d'approvisionnement. J'ai fixé là encore le cap : la part du nucléaire, dans la production de l'électricité, sera ramenée de 75% à 50% à l'horizon 2025, et cela en garantissant la sûreté maximale des installations et en poursuivant la modernisation de l'industrie nucléaire.
La centrale de Fessenheim, qui est la plus ancienne de notre parc, sera fermée à la fin de l'année 2016 dans des conditions qui garantiront la sécurité des approvisionnements de cette région, la reconversion du site et la préservation de tous les emplois. Nous devons même en faire un exemple de démantèlement réussi de façon à ce que les centrales, qui viendront à expiration dans de nombreux pays du monde et qui appelleront des technologies maîtrisées, puissent être, là encore, une inopportunité pour l'industrie nucléaire française.
La diversification appelle la montée en puissance des énergies renouvelables. Elles offrent un immense potentiel et je regrette le retard qui a été pris par la France dans ce domaine. Reconnaissons que les espoirs nés du Grenelle n'ont pas été traduits. Quelques chiffres en témoignent : les capacités de production d'énergie éolienne installées en 2011 ont régressé de 20% par rapport à 2010. Celles de la filière photovoltaïque sont 25 fois moindres que nos capacités hydroélectriques. Dopé par un prix d'achat au départ très avantageux, le secteur photovoltaïque a perdu 10 000, je dis bien 10 000 emplois en 2010-2011 après la volte-face tarifaire du gouvernement précédent.
Le développement de la biomasse marque le pas, alors qu'elle pourrait représenter près de 50% de notre production d'énergie renouvelable. Il est donc urgent d'engager une véritable politique du renouvelable en France.
Trois principes doivent la guider : la simplification des règles administratives -- ça ne vaut pas que dans ce domaine - mais là, c'est encore plus opportun et utile- ; la stabilité des aides et des dispositifs fiscaux et du système du prix de rachat pour que les entreprises, les opérateurs sachent bien quelles sont les conditions économiques, durables, pour investir et se lancer dans le renouvelable.
Enfin, le troisième principe, c'est un soutien public à l'innovation. Je l'annonce aujourd'hui, une part des fonds de la Banque publique d'investissement sera dédiée à cet objectif. Et les investissements d'avenir issus du grand empruntpleinement utilisés. J'attends de votre conférence et surtout du débat qui va s'ouvrir après, sur la transition énergétique, que tous les acteurs puissent contribuer à poser le cadre indispensable au développement des nouvelles formes d'énergie.
Mais là encore sans attendre j'ai demandé au Premier ministre que des premières initiatives soient prises pour lancer avant la fin de l'année de nouveaux appels d'offre pour l'éolien en mer et pour le solaire sur les grandes installations.
Reste le sujet des hydrocarbures non conventionnels : le gaz de schiste, qui soulève bien des passions, bien des questions. J'entends les arguments économiques, ils existent et les considérations, souvent exagérées, sur l'ampleur des gisements.
Mais soyons clairs, dans l'état actuel de nos connaissances, personne, je dis bien personne, ne peut affirmer que l'exploitation des gaz et huile de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd'hui connue, est exempte de risques lourds pour la santé et pour l'environnement. C'est pourquoi, j'ai demandé à Delphine BATHO, ministre de l'Ecologie, de prononcer - sans attendre davantage - le rejet des sept demandes de permis déposées auprès de l'Etat, et qui ont légitimement suscitées l'inquiétude dans plusieurs régions de France.
S'agissant de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, telle sera ma position durant le quinquennat.
La transition énergétique et écologique ne doit pas être regardée comme une contrainte, une contrainte de plus qui s'abattrait sur notre pays, comme si nous devions à chaque fois demander effort et sacrifice, non, la transition énergétique et écologique, rendue nécessaire par la rareté des ressources naturelles et par la lutte contre le réchauffement climatique, est un axe prioritaire de développement de demain.
Alors, je propose d'en tirer toutes les conclusions dans le cadre des politiques publiques.
Première conclusion : la Banque publique d'investissement sera pour partie alimentée par le Livret de Développement Durable, mais sera donc concentrée, sur une bonne part de ses activités, sur la conversion écologique de notre système productif. Qu'il s'agisse de l'isolation thermique, des énergies renouvelables, des écotechnologies, la Banque publique d'investissement sera la banque de la transition.
Deuxième conclusion : la fiscalité sera réformée dans cette perspective. Non pas pour créer des impôts supplémentaires, l'imagination fiscale est de ce point de vue sans limite, mais qui finit par décourager, par inquiéter, et notamment les ménages qui ne peuvent pas admettre d'être une nouvelle fois sollicités. L'écologie n'est pas une punition, c'est ce qui doit nous permettre d'être plus forts ensemble. Dès lors, il nous faudra changer des modes de prélèvement et surtout peser sur les choix, taxer moins le travail, plus les pollutions ou les atteintes à la nature ; dissuader les mauvais comportements ; encourager les innovations ; stimuler les recherches ; accélérer les mutations.
Nous en avons donné une illustration sur les primes pour l'achat des véhicules propres et électriques. Eh bien, je souhaite que dans tous les domaines, sur tous les produits, nous puissions avoir cette incitation sur la base du bonus-malus.
Dans le même esprit, j'ai annoncé une réforme du mode de financement de la protection sociale qui est souhaitée par beaucoup, parce qu'il n'est pas acceptable que ce soit, là encore, les seuls salariés qui soient la source de la contribution. A partir de là, nous devrons réfléchir ensemble -- c'est un sujet pour la conférence sociale, c'est un sujet aussi pour la conférence environnementale -- sur la meilleure façon de trouver d'autres ressources pour que les facteurs de production soient moins sollicités et les facteurs de pollution le soient davantage.
Le prix du carbone s'inscrit également dans cette recherche d'une croissance verte à condition, là encore, je l'ai dit, d'en faire une règle commune aux économies développées et aussi de responsabiliser les pays émergents.
La France soutiendra donc les initiatives de la Commission européenne en vue d'améliorer la régulation du marché européen d'échange de quotas carbone et je reprendrai la proposition d'une contribution carbone aux frontières de l'Europe.
Et puisque j'évoque l'Europe, notre pays doit saisir les opportunités du pacte de croissance qui a été décidé au Conseil européen des 28 et 29 juin derniers. Là encore ce serait un paradoxe que d'avoir demandé ce pacte de croissance et de ne pas soumettre des projets aux instances européennes, que ce soit la Banque européenne d'investissement ou la Commission européenne, pour les projets de « bonds » notamment. De la même façon, l'Etat et les régions qui viennent de se réunir, ont décidé d'aller chercher les fonds structurels qui ne sont pas d'ailleurs consommés, dans le cadre de ce pacte de croissance, de manière à ce que nous puissions les affecter ces fonds-là, à des projets énergétiques ou à des projets écologiques.
Je considère que l'Europe doit devenir une construction dont l'énergie doit être une dimension. Au moment où notre continent est à la recherche d'une nouvelle frontière, l'élargissement étant maintenant accompli, d'un nouveau sens qui doit aller au-delà de la simple défense d'une zone monétaire ou d'un espace commercial, eh bien l'Europe pourrait -- à l'image de ce qu'elle a été capable de faire au lendemain de la seconde guerre mondiale autour du charbon, de l'acier, ce qu'elle a été capable de faire autour de la politique agricole et qu'elle doit continuer à faire, parce que c'est un acquis communautaire -- eh bien l'Europe pourrait décider d'être aussi une communauté européenne de l'énergie.
La France et l'Allemagne vont célébrer le 50ème anniversaire du traité de l'Elysée. Elles pourraient constituer une avant-garde en lançant une coopération entre les entreprises énergétiques de notre pays et de l'Allemagne qui pourraient s'engager sur un certain nombre de projets communs. Voilà pourquoi la transition énergétique est un grand enjeu pour notre pays, pour l'Europe. Nous avons à accélérer des choix, nous avons à nous appuyer sur des industries qui sont les plus compétitives. Nous avons à créer de nouveaux emplois, nous avons à changer un certain nombre de nos comportements, modifier nos politiques publiques.
Mais il y a un autre enjeu, pour notre planète et pour notre pays, c'est la biodiversité. Elle est notre bien commun, chacun d'entre nous doit en être convaincu. Cela commence d'ailleurs par l'éducation à l'environnement qui devra être mieux intégrée dans les programmes scolaires. Mais la biodiversité, ce sera le message de la France lors de la prochaine conférence des Nations Unies qui se tiendra sur ce thème en Inde au mois d'octobre, c'est aussi le fondement, je le rappelle, de notre stratégie nationale de la biodiversité, à condition que nous la mettions en œuvre dans la suite de l'accord de la Nagoya et des 20 cibles qui avaient été définies.
Je vais en donner quelques illustrations. Préserver la biodiversité, c'est protéger les milieux et les habitants ; plus de 30% des 60 000 espèces vivantes sur notre terre sont aujourd'hui menacées. 13% des oiseaux, 35% des mammifères. Nous devons créer de nouvelles réserves naturelles et faire appliquer la loi. Préserver la biodiversité, c'est lutter contre la consommation rapide des terres agricoles. Les terres agricoles, c'est un patrimoine commun, pas simplement pour les agriculteurs, pour la capacité que nous devons avoir d'avoir des territoires équilibrés entre les productions animales et végétales. Lutter contre la consommation rapide des terres agricoles, ce n'est pas protéger une profession, c'est protéger le pays, c'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas accepter que disparaissent 100 000 hectares de terres agricoles tous les ans. La lutte contre le gaspillage qu'accentue l'étalement urbain sera menée avec tous les moyens juridiques nécessaires.
Préserver la biodiversité, c'est limiter l'artificialisation des sols, c'est encourager le développement d'un nouveau modèle agricole, plus respectueux de l'environnement qui réduise l'usage des pesticides, protège les ressources en eau. Les agriculteurs ont réalisé des efforts considérables ces dernières années, ont fait en sorte de s'adapter, de se conformer souvent à des coûts élevés pour leur exploitation. Ils doivent donc être accompagnés et soutenus.
Les politiques agricoles, aussi bien communautaires que nationales, seront réorientées pour atteindre cet objectif de ce que le ministre de l'Agriculture appelle la révolution doublement verte, enfin c'est ce que les agronomes avaient déjà évoqué. La nouvelle politique agricole européenne s'engage avec encore des prudences dans cette direction quand elle cherche à promouvoir les prairies, les rotations, les surfaces d'intérêt écologique. La France soutiendra le verdissement. La loi sur l'avenir de l'agriculture encouragera les comportements vertueux et établira un soutien à la diversité de tous nos modes de production qui permettent la diversité de nos cultures, la diversité de nos paysages, avec une ambition qui ne doit effrayer personne, parce que c'est un enjeu planétaire qui est de contribuer à notre place à nourrir la planète.
La seconde illustration, c'est la biodiversité marine. La France possède notamment grâce à ses outremers le deuxième domaine maritime mondial ; c'est un patrimoine naturel là encore d'une exceptionnelle richesse qu'il nous appartient de protéger, mais aussi de valoriser. La protection des océans, les avancées du droit de la haute mer, constituent également des objectifs que je soutiendrai au nom de la France. La mise en œuvre de ces priorités pour la biodiversité appelle, là encore, un instrument nouveau et donc je propose la création d'une agence nationale de la biodiversité, sur le modèle de l'ADEME, qui viendra en appui aux collectivités locales, aux entreprises, aux associations pour utiliser tous les instruments, là encore, qui pourront permettre d'atteindre nos objectifs.
La conférence environnementale aborde également la question des risques sanitaires environnementaux. C'est un sujet qui n'est pas facile à aborder, parce qu'il doit être maîtrisé avec sérieux et responsabilité, mais nous devons nous interroger sur les conséquences de la dégradation de notre environnement sur l'augmentation d'un certain nombre de pathologies chroniques auxquelles nous résistons aujourd'hui.
Nous découvrons chaque jour un peu plus les risques associés à des polluants mal appréhendés comme les perturbateurs endocriniens qui agissent sur la fertilité ou la croissance. Ce sont des questions de société essentielles pour les Français qui veulent être informés, prévenus, protégés, on les comprend, pour ce qui concerne notamment la santé de leurs enfants. Le gouvernement tiendra donc le plus grand compte des conclusions de la conférence sur cette question-là pour définir ensuite sa politique. Mais je le dis tout net, là encore, il ne s'agit ni d'affoler les populations, ni d'occulter les dangers. C'est là notre responsabilité.
Je veux conclure sur l'agenda de nos actions, une fois fixé le cap, définies nos priorités et démontrée l'orientation de nos politiques, dans quel délai agir, quelle place laisser à l'urgence, quel rôle donner au débat, quel perspective ouvrir à l'horizon d'un quinquennat ou au-delà. Certaines mesures doivent être engagées dès le lendemain de la conférence, ce sera le cas.
J'en ai annoncé certaines, le Premier ministre dans la feuille de route donnera l'ensemble. Tarification progressive de l'énergie, plan de rénovation thermique des logements, mesure de relance des filières éoliennes photovoltaïques, mise en place de la Banque d'investissement qui pourra être la banque de la transition. D'autres choix seront arrêtés au lendemain des débats qui s'ouvriront sur la transition énergétique. Les conclusions figureront dans une loi de programmation sur la transition énergétique qui sera déposée devant le Parlement à la fin du premier semestre 2013.
Encore une fois la conférence environnementale évaluera la réalité des politiques conduites et le respect des engagements chaque année. Mais la démocratie ne peut pas se réduire à un rendez-vous annuel, c'est tout le sujet de la représentativité des acteurs, des associations environnementales et des moyens qui leur sont accordés et notamment au sein du budget de l'écologie et le Premier ministre, là encore, fera des propositions. La conférence environnementale doit néanmoins comme le débat sur la transition énergétique montrer un changement de méthode, un changement d'approche et de résultats. Nous devons faire de ces rendez-vous, des moments de démocratie, de vérité et de choix. Il n'y a rien à craindre de la transparence, de l'information, de la confrontation des points de vue.
Au contraire, l'environnement va bien au-delà du cercle de ceux qui en sont convaincus. Nous avons besoin de tous les acteurs, acteurs économiques ici présents, acteurs sociaux, acteurs locaux, nous avons besoin de toutes les professions qui sont concernées par le sujet. Et si nous voulons arriver à un résultat qui nous rend fiers, nous devons mobiliser les citoyens eux-mêmes. Les experts sont indispensables pour rappeler les faits, contribuer à la qualité, à l'objectivité des débats. La science n'est pas un sujet de division, la science, ce sont des faits incontestables qui nous permettent ensuite de faire des choix, à condition que l'expertise soit plurielle, indépendante, contradictoire. Et les citoyens doivent toujours conserver le dernier mot, c'est le sens même de la démocratie. En ultime ressort, la décision revient au suffrage universel.
C'est ainsi que nous devrons préparer et faire les choix, grands débats, démocratie, association de tous, intervention des experts, et à un moment la décision est prise. Elle engage, non pas une majorité, elle n'engage pas un président, elle n'engage pas un quinquennat, ce que nous allons faire ensemble, va déterminer l'avenir de notre pays pour de longues années. Les caps que j'ai fixés sont des caps longs aussi bien pour la transition énergétique, pour la biodiversité ou pour la santé environnementale.
Il ne s'agit pas de nous opposer les uns les autres même si nous avons des différences, ici il y en a, mais de démontrer que l'environnement n'est pas séparable du redressement productif, de la lutte contre les inégalités, de la démocratie. Que c'est une cause qui dépasse les intérêts, les générations, les espaces, les frontières.
Que c'est une cause qui concerne l'humanité tout entière. La transition que je vous propose d'engager, n'est pas un programme, n'est pas non plus un choix politique partisan, c'est un projet de société, c'est un modèle de développement, c'est une conception du monde. Je vous remercie donc par votre présence ici, par votre participation, en toute indépendance et par-delà vos sensibilités d'avoir compris que l'enjeu pouvait nous rassembler, nous, la Nation tout entière au service de la planète.
Merci.



Sources :

"Conférence environnementale, le test écolo de Delphine Batho" Par Alexia Eychenne , publié le 15/09/2012 à 09:34 http://www.lexpress.fr/actualite/politique/conference-environnementale-le-test-ecolo-de-delphine-batho_1161325.html

"Déclaration du Président de la République à l'occasion de la Conférence environnementale" Accueil > Les actualités > Discours > 2012 http://www.elysee.fr/president/les-actualites/discours/2012/declaration-du-president-de-la-republique-a.13914.html
http://www.elysee.fr/president/mediatheque/videos/2012/septembre/discours-d-ouverture-de-la-conference.13915.html?search=&xtmc=&xcr=&offset=0&context=null

"Protectionnisme, autarcie et petites hypocrisies libre-échangistes"
http://loeildebrutus.over-blog.com/article-protectionnisme-autarcie-et-petites-hypocrisies-libre-echangistes-et-si-on-reparlait-de-la-charte-de-109987562.html http://www.dna.fr/sports/2012/06/11/du-neuf-et-de-l-inedit


par Sébastien Keller, publié le 11/06/2012 à 05:00



La troisième édition du Rallye de France en Alsace, qui se courra du 4 au 7 octobre 2012, a été présentée le 11 Juin 2012, midi, au château du Haut-Koenigsbourg.
Au budget global du rallye chiffré à 3,5 Millions d'euros, les collectivités alsaciennes ont contribué à hauteur de 1,44 million d’euros , ... selon la répartition suivante :
  • Région pour 460 000 euros,
  • CUS pour 300 000,
  • Conseil général 67 pour 240 000,
  • Conseil général 68 pour 200 000,
  • Mulhouse pour 100 000,
  • Colmar et Haguenau pour 70 000 chacune.


Un rallye éco-responsable ??
Dominique Serieys, directeur du rallye, s'est fait, en Juin 2012 fort d’organiser une course
« éco-responsable, avec une charte pour le respect de l’environnement d’ailleurs signée au Haut-Koenigsbourg. »

Vroum,Vroum, le CO2 et les déjections d'huiles au plomb et aux métaux lourds.










Réponse du Vendredi 21 septembre 2012




Un air comprimé de famille

LE VENDREDI 21 SEPTEMBRE 2012 À 05:15






Depuis plus de 20 ans, Guy Nègre rêve d'une voiture qui ne manquerait pas d'air. Ancien ingénieur de F1, il a inventé un moteur à air comprimé. Rencontre au Centre de recherches et de développement de MDI à Carros, près de Nice.


La voiture qui roule avec un moteur à air comprimé de Guy Nègre© Radio France Jérôme Jadot


La voiture de Guy Nègre roule grâce à un moteur à air comprimé. C'est l'énergie libérée par la décompression du gaz qui permet de faire tourner des roues. Avec son fils et son petit-fils au sein de la société MDI, cet ancien ingénieur de F1 tente de produire et commercialiser une petite voiture urbaine. Le prototype roule, mais la mise sur le marché a déjà été repoussée à plusieurs reprises.
Simple en apparence, pourquoi cette technologie n'a pas jusqu'à présent émergé? L'air peut-il être l'avenir de la voiture? Reportage au centre de recherches et développement de MDI à Carros près de Nice.
Guy Nègre, inventeur du moteur à air comprimé et son fils Cyril Nègre
 © Radio France Jérôme Jadot




Source :



mardi 14 août 2012

Oil business & Présidentielles US - Un débat ?

Cet article réunira des éléments sur ce thème :
Merci d'avance pour vos commentaires.




Et où en est-on en 2012, en France ?


Le grand défi énergétique du gouvernement
Jean-Marc Jancovici

Xerfi Canal a reçu Jean-Marc Jancovici, ingénieur, consultant et co-fondateur du cabinet Carbone 4
De quelles marges de manœuvre disposent le nouveau gouvernement français pour passer le cap d’une énergie de plus en plus rare ?
Avant d’entrer dans le vif du sujet, Jean-Marc Jancovici a voulu cerner les contours du débat.

Le spécialiste de l’énergie et du climat a d’abord rappelé l’étroite corrélation entre énergie et PIB dans la mesure où ce dernier est la contrepartie monétaire de la production de flux physiques.
Le pétrole et le gaz représentent aujourd’hui les deux-tiers de l’approvisionnement énergétique de l’Union européenne, a insisté l’ancien conseiller de Nicolas Hulot.
Et de préciser que nous sommes entrés dans l’ère du déclin de la production de pétrole et de gaz.

En d’autres termes, l’énergie à la disposition des pays européens va décliner alors même que le PIB de l’Europe sera au mieux stable.

C’est dans ce contexte d’énergie de moins en moins abondante, avec notamment ses conséquences sur le système productif, que François Hollande anticipe une croissance de la France comprise entre 2% et 2,5% à l’horizon 2014/2015.
Selon Jean-Marc Jancovici, cela se traduira concrètement par des villes plus denses et mieux réparties sur le territoire, une moindre consommation de pétrole par les véhicules et la mise en place de systèmes de transport sans pétrole.

Il faudra ensuite décarboner l’industrie lourde (aciérie, cimenterie, papeterie en particulier) que l’on pourra alors exporter. Une piste très structurante pour identifier les projets industriels d’avenir qui dépasseront le cap de l’énergie rare.
Jean-Marc Jancovici, Le grand défi énergétique du gouvernement, une vidéo Xerfi Canal

Cliquez -ci :
http://www.xerficanal.com/infos-presentation-jean-marc-jancovici-le-grand-defi-energetique-du-gouvernement-692-433.html