lundi 4 juillet 2011

"... air comprimé, une solution séduisante"


Voiture électrique — fausse bonne solution —
air comprimé, une solution séduisante

L'avis d'un praticien
... également Docteur en géographie et aménagement :







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Voiture électrique — fausse bonne solution —
air comprimé, une solution séduisante

par LUC FLOISSAC, Conseiller environnemental - chercheur à l'école architecture de Toulouse
02.07.11


Les informations récentes montrent que la généralisation de véhicules à batterie électrique est problématique d'un point technique et environnemental.

Au-delà de l'intérêt de commencer par mettre en place les moyens nécessaires pour réduire nos trop nombreux déplacements, l'utilisation d'air comprimé est très intéressante.


Portés depuis de nombreuses années par Guy Nègre, les véhicules à air comprimé présentent de grands avantages en terme technique et environnemental (recharge très rapide, autonomie correcte, pollution directe inexistante, fabrication relativement simple).
Il est curieux que les grands constructeurs automobiles Européens foncent tête baissée dans le véhicule électrique alors que l'alternative d'origine française portée par MDI et désormais soutenue par le constructeur Indien TATA est très crédible — voir http://www.mdi.lu/


Parmi les nombreux avantages de l'utilisation d'air comprimé, on citera :

l'absence de pollution directe.
En effet, l'air est simplement filtré et comprimé avant d'être utilisé. Un compresseur électrique génère cet air comprimé. Rien n'interdit d'utiliser de l'électricité d'origine renouvelable pour le faire.

la vitesse de rechargement du réservoir est comparable à celle des véhicules actuels.

la capacité à conserver la « charge ».
Contrairement aux batteries électriques qui se déchargent peu à peu, l'air comprimé peut être conservé sans pertes. Couplé à une production d'électricité renouvelable qui peut être fluctuante (éoliennes, panneaux solaires) l'air comprimé peut être l'un des moyens de stocker de l'énergie électrique aux heures les plus favorables. Il peut donc participer au lissage des consommations d'énergie aux heures de pointe.

la qualité environnementale du « réservoir » :
contrairement aux batteries électriques bourrées de métaux lourds, le réservoir d'air comprimé ne contient pas de produits polluants.

— la relative simplicité technologique du moteur à air comprimé est un atout économique et technique

l'utilisation de ressources précieuses (métaux lourds, terres rares) pour les batteries électriques constitue une limite très sérieuse au développement des véhicules électriques.
Là aussi l'air comprimé présente de nombreux atouts.

— la fabrication locale de véhicules faciles à assembler présente de l’intérêt.
Le modèle économique proposé par les promoteurs du véhicule à air comprimé est séduisant.
Contrairement aux batteries électriques qui nécessitent de lourds et polluants outils industriels, les réservoirs à air comprimé peuvent être fabriqués à peu près n’importe où.





http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2011/07/03/voiture-electrique-fausse-bonne-solution-air-comprime-une-solution-seduisante_1543788_3232.html



Des arguments qui répondent à une attente du grand public
selon ce sondage du CSA*






Le principal enseignement de cette enquête est que si de plus en plus de français (35 %) déclarent parvenir à réduire l’impact environnemental de leurs déplacements, pour que les pratiques dans ce sens se développent massivement, une majorité d’entre eux attend de réelles alternatives, adaptées à leurs déplacements et avant tout économiques.

Aujourd’hui, seuls 34 % des français se déclarent prêts à ne pas posséder de voiture. Le prix de l’essence (59 %), la pollution (44 %) et les embouteillages (31 %) sont les trois principaux facteurs qui les pousseraient à s’en passer.

S’ils continuent à plébisciter la voiture individuelle, c’est qu’ils estiment de pas avoir d’autre solution (67 %). En attendant, les bonnes pratiques avec les moyens actuels progressent : entretien du véhicule, conduite plus économe, utilisation des transports doux sur certains trajets. Par ailleurs, 32 % des français ont déjà eu recours au covoiturage.

Concernant les solutions alternatives, les français comptent sur les acteurs de proximité et notamment les collectivités locales pour, entre autres : développer les transports en commun, encourager la pratique du vélo, faciliter la circulation des véhicules propres, ou encore améliorer l’accessibilité du centre-ville pour les personnes handicapées et développer les nouvelles mobilités.



* sondage CSA effectué auprès d’un échantillon national représentatif de 1002 personnes de plus de 18 ans

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